Présentation de

____________________LE BUHAN___________________

" Le rébus de la vie "


Galerie ORSEL 47 bis, rue d'Orsel PARIS 18e

________________________Quelques Oeuvres_________________________

oeuvre1 le buhan

 6 Douelles

Bois anciens gravés à chaud

peints acrylique

suspendues et amovibles

Hauteur 44 à 46 (2002)

totems

5 douelles

suspendus et amovibles

peintes à l'acrylique

Hauteur 44 à 46

Parler de son oeuvre c'est comme parler de ses proches. Les connaît-on vraiment?

Sont-ils ce que nous voyons d'eux?Parler de, communiquer sur, formuler ça, revient en conséquence, à mal en parler,

à formuler, en définitif, quelques choses que l'on connaît insuffisamment, mais également, à tenter de percer

le secret, à trouver l'équation du mystère, à chercher ce qui nous est commun ce que j'ose appeller : l'expérience du mystérium.

 


Chaque oeuvre est un rébus comme souvent, peut-être, un enfant de soi ou bien encore, une succession de cases

noires et blanches, comme celle de mots croisés, indéfiniment inachevées à force de définitions sibyllines.

Il me faut nommer le mystère pour continuer jour après jour à l'interroger ou le solliciter.

C'est important pour moi car je devine derrière la porte de l'apparent, l'indicible rébus de toute vie.

C'est bien pourquoi l'art, mon art si je puis dire, est le seul lieu où je Suis, où j'ose dire qui je suis.

 


En tant qu'artiste je suis confronté inexorablement à cette dimension de l'existence qui a pour

nom MYSTÈRE. Là, je me sais être, "seul face au Seul".

Je n'y prends pas forcément garde lorsque : "je suis à mon travail". Je peins ou je sculpte.

Je ne philosophe pas. J'ai à faire avec mes matériaux et je jubile.

Je fonctionne dans la spontanéité de l'instant et de ses mouvements.

Je zappe, piétine, puis reviens. Cela a-t-il un sens? Parfois, le déchiffrement, s'il y en a un, survient

à posteriori. Mais j'ai le plus souvent l'impression que je n'en viendrai jamais à bout.

 


C'est ce que je nomme "La réponse au sphinx" (qui est le titre d'une série de toiles récentes).

J'ai besoin de l'abstraction dans le sens où elle m'évite l'anecdote et ne laisse pas croire ce que

l'on ne comprend pas. Il s'agit de voir. C'est tout.

Mais, pour voir, j'ai également besoin de la matière. Ce paradoxe me préoccupe beaucoup.

Plus c'est invisible et indicible plus j'ai besoin d'elle.

C'est pourquoi j'utilise des enduits, des sables et des minéraux broyés, des pigments...

Bref, toute une alchimie personnelle qui ressemble par certains côtés mantiques immémoriales.

 


Et cet art, que l'on dit contemporain alors qu'il est le signe même de l'immémorial, n'est-il pas également le temps partagé,

qui nous est une commune matrice de temporalité à vivre, un fragment de ce mystérium sans âge, ni début ni fin, ni profondeur,

ni hauteur, sans visage et les ayant tous, qui nous enveloppe tel un manteau de silence dont la parole serait comme

le ZIP de la fermeture éclair d'un sweet que l'on ouvre soudainement, laissant simplement entrevu, fugace et

subtile vision de lumière, le secret incommunicable de la création. Agrégats (extraits).

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